À travers les verres de l'alcool _ Liline

Sur la clôture d'un manoir verdoyant
La lune de porcelaine éclaire le vent
Je suis assise et je regarde les passants
Juste un instant
Le monde entier je le ressens

A travers les verres de l'alcool
Je visionne ton illusion
Le flux de mon sang me rend si folle
Qu'il créé une protection

Les étincelles fusent dans ma tête
Le breuvage brûlant vibre à toute allure
Sous la lumière j'ai fière allure

Les étoiles pétillent dans mes yeux
Je te regarde comme un joyau
Mon avidité te rend beau

Le bout de mes doigts fourmille de désir
Le vertige est mon éclaireur
Vers ton corps luisant de chaleur

Mon coeur brûle d'un feu d'artifices
La jouissance est mon essence
Ce soir je danse, incarne la transe

A travers les verres de l'alcool
Je visionne ton illusion
Le flux de mon sang me rend si folle
Qu'il créé une protection

Sur l'épaule d'un jeune homme charmant
La lune nous éclaire, jeunes amants
Je me repose sur toi tendrement
Juste un instant
Du monde entier c'est l'écroulement
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# Posté le jeudi 24 avril 2008 17:55

Le Temps des Couleurs(2) _ Mary

Se réveiller avec la gueule de bois était quelque chose de particulièrement désagréable, c'est ce que se dit Hans pour la énième fois depuis le début du mois. Il roula, attrapa son portable et coupa le réveil avant d'essayer de se relever... mais n'y parvint pas, quelque chose le maintenait cloué au sol. Enfin... quelqu'un. Lorsqu'il baissa la tête, il soupira en reconnaissant Sven accroché à ses jambes, continuellement en manque de câlins. Surtout lorsqu'il dormait, en fait. Et c'était devenu bien vite plus qu'agaçant.
Hans fit lâcher prise à Sven et se leva, avant de fourrer une main dans sa poche et d'en sortir des morceaux de mousse qu'il cala dans ses oreilles. Il enjamba ensuite Vik, qui semblait en proie au réveil, un paquet de cigarettes vides, trois bouteilles, Danny, puis il attrapa un mégaphone posé sur la télévision. Il prit une grande inspiration et...
- STEH'AUF ! DEBOUT !
Son cri amplifié par l'appareil fit des merveilles : Viktor se redressa en sursaut pour se cogner à Daniel qui lui venait de trébucher sur les bouteilles et Sven se cogna la tête à la table.
- HANS ! ARSCHLOCH ! CONNARD !
L'interpellé s'enfuit dans le couloir, vite poursuivi par la tête bleue de Vik, alors que Daniel se remettait de sa chute et que Sven s'était recroquevillé pour prendre sa tête dans ses mains, geignant des injures contre cette fichue table qui n'avait rien à faire là. Hans réapparut dans le salon, marcha sur Daniel, hurla précipitamment une excuse et s'enferma dans les toilettes, alors que Viktor arrivait pour tambouriner frénétiquement à la porte.
Sven aida Danny à se lever, passa une main dans ses longs cheveux et attrapa son portable pour regarder l'heure. Il blêmit, avant de disparaître dans la salle de bain. Daniel haussa un sourcil, sortit son propre portable et poussa un juron, hurlant quelque chose à Vik, qui marqua un temps de réflexion. S'il avait vu l'heure ? Il jeta un ½il à la montre qu'il portait au poignet avant que ses yeux ne s'écarquillent et qu'il ne coure à la recherche de son T-shirt et de sa veste. Ils avaient tous totalement oublié qu'ils avaient cours, encore heureux pour eux qu'Hans les ait réveillés... il ne manqua d'ailleurs pas de réclamer des remerciements, alors qu'ils entraient dans sa voiture.
- Danke wen ? Na ? Alors ? Merci qui ?
- Halt doch die Schniss und farh, blöde Sau ! Ferme-la et roule, enfoiré !
Le roux fit la moue devant tant d'insultes à son égard puis fit mine d'envoyer un baiser à Viktor alors qu'il exécutait l'ordre qu'il lui avait donné, à savoir démarrer en vitesse. Vik, quand à lui, jeta un regard noir à son reflet dans le rétroviseur. A l'arrière, Daniel bâillait bruyamment et Sven achevait de coiffer ses longs cheveux, mais poussa un juron lorsqu'il s'aperçu qu'il avait oublié un élastique pour les attacher. Cela sembla rendre sa bonne humeur à Vik qui tourna la tête vers son cousin. Ah, il avait encore oublié quelque chose ?
- Na... « Chérie » vergesst immer etwas... Eh... « Chérie » oublie toujours un truc...
- Immer, und das ist zu ! Toujours, ça c'est vrai !
C'était sans doute exagéré, car Sven n'oubliait pas toujours ses affaires. Cependant, Hans l'avait prononcée sur un ton faussement agacé afin de la rendre crédible, et Daniel se pencha pour embrasser Sven sur la joue, ce dernier se mettant à hurler qu'il les détestait. Les autres lui répondirent par un rire, et il fallut tout le trajet pour qu'il arrête de bouder.


La Suite : ici
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# Posté le jeudi 24 avril 2008 18:10

Modifié le samedi 26 avril 2008 06:05

La Clepsydre _ Liline

Enfermée dans le passé
Je suis une relique
Passéiste un peu passée
D'une mode antique

Jadis un preux chevalier
M'a soustrait mon coeur
D'un violent coup d'épée
Malgré lui maraudeur

Horloge détraquée
Je suis anachronique
Provisoirement toquée
J'espère pas chronique

Mes larmes une fois tombées
Font s'écouler les heures
Dans ce traître sablier
Je hais ce maudit heurt

Petite aiguille désaxée
De façon périodique
Rattrape sa bien aimée
Qui jamais ne la pique

Le temps s'est arrêté
Dans mon esprit rêveur
Mais lui a continué
Je le hais pour cette erreur

Ô Chronos !
Donne-moi le temps de le prendre pour le remonter

Si je retourne la clepsydre
Son contenu deviendra anhydre
Comme l'eau, mon sang coulera
Tâchant éternellement ses doigts
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# Posté le jeudi 24 avril 2008 18:18

Modifié le jeudi 24 avril 2008 18:37

Suspension _ Dynna

Arrêt de l'air
Arrêt du temps
Flottement binaire
qui écoute et entend.
Discours pluriel
qui énonce pêle-mêle.
Deux âmes, deux esprits apposés
sur la surface dormante du rocher.
Entre les étoiles,
voie lactée
au-dessus renversée,
et cette toile,
l'eau du dessous,
la lune floue
doucement reflétée.
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# Posté le jeudi 24 avril 2008 18:39

Car c'est ça vivre _ Mat

Les flots déchaînés de la passion
Brisent les chaînes qui entravaient mon c½ur,
Entends, le hurlement de l'âme
Lorsqu'on tente de l'immobiliser dans une prison de glace
D'une vie qui ne connaît que le malheur.
Les blessures qu'on m'a faites saignent encore
Et pourtant, je me relève toujours face à la Mort
Le défi est lancé, qui de nous deux va l'emporter ?

Statue de pierre sur socle de sable
Tombe lorsque se lève la douce brise.
Aux convictions qui volent en éclat
Lorsque retentissent les rires
De ceux qui valent bien moins que toi,
Lorsque le monde entier semble se moquer de ta vie
Comme si tu n'existais pas,
Tu fermes les yeux et tu pleures
sur l'ingratitude des humains.
La flamme d'une bougie qui vacille
Si on la laisse s'éteindre
Avant de sombrer dans l'oubli,
Petite fleur se fane
A l'ombre des Géants de pierre
Dans l'attente qu'on te libère toi aussi de tes chaînes.
Attrape ma main
Dernier rempart, dernier espoir.

Une existence piétinée par de simples mots,
Cela semble absurde.
Quelques paroles proférées pourtant tuent
Plus facilement que les armes,
Laissent le corps intact
Et l'âme en lambeaux.
Des blessures qui ne se refermeront jamais
On apprendra à vivre avec,
Aux sourires qui masquent nos larmes,
Aux rires qui cachent nos cris,
Tu es fatigué de devoir mentir
Sans avoir le choix,
Je t'empêcherais de te détruire,
Il te suffit de croire en moi.

Le chant révolté de la déraison
S'envole jusqu'aux étoiles
Pour atteindre le c½ur même du monde.
Regarde ceux qui se battent
Pour donner un sens à leur existence
Seuls contre tous, seuls face à lui
Qui se délecte de ta souffrance
Ils ne peuvent gagner
Pourtant jamais ils n'abandonnent
Car c'est ça vivre.
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# Posté le jeudi 24 avril 2008 18:54