Dernière danse _ Mat

Quand on se rend compte à quel point la vie
Peut nous faire souffrir, c'est trop tard.
J'aurais tant voulu voir ton sourire,
J'aurais tant voulu entendre ton rire,
J'aurais tant aimé te tenir dans mes bras,
Mais j'ai tellement mal...

Et il arrive, porté par les ailes noires
Des Ténèbres qui hantent notre monde.
De ses v½ux de malheur il efface de notre mémoire
Les plus beaux souvenirs, tout devient sombre.
Rêves brisés, espoirs envolés, notre vie détruite
Toi et moi, plus jamais réunis...

Il mettra un terme à une éternité de souffrance
A la fin de cette dernière danse, notre dernière chance,
Les deux amants enlacés dans la neige blanche
Oublient jusqu'à leur propre existence.
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# Posté le vendredi 25 avril 2008 04:28

Les Chroniques de Mü(2)_ Liline

- Dépêchez-vous ! Lui dit-on.
Il était en train de se noyer, alors on l'aida à monter. Il enleva ses lunettes qui s'étaient brisées dans la précipitation, dévoilant ses yeux rieurs. Il avait la trentaine. Ses cheveux châtains ondulaient sur ses épaules, et il possédait une barbe naissante qui faisait ressortir son menton proéminent. Il portait un long imperméable, ainsi qu'un pantalon de la même sorte.
- Je vous remercie. C'est horrible dehors ! Il faut que les gardes-côtes viennent sauver le reste des gens, là-bas !
- La côte est trop loin, ils n'arriveraient pas à temps, dit la femme brune avec pertinence.
Entre temps, l'homme à l'imper prit place aux côtés du « commandant », et ferma la porte.
- L'eau monte de plus en plus, nous ne pouvons plus prendre personne ! Constata ce dernier avec horreur.
Soudain, la femme blonde que l'homme avait croisée précédemment, portant son petit garçon dans ses bras, se colla contre la vitre. Elle avait nagé jusque-là et tentait de maintenir sa tête hors de l'eau, tout en essayant d'ouvrir la porte de l'engin. Le jeune homme à l'arrière regarda alentour. Le dernier tube quittait l'île pour se diriger vers la côte.
- On ne peut pas la prendre ! dit-il. On a plus le temps !
- Vous n'avez donc pas de coeur ?! s'exclama l'homme aux commandes.
Ils étaient maintenant totalement immergés, et les jambes de la femme se débattaient sous leurs yeux.
- Mais si on ouvre la porte ... commença la jeune fille d'un ton apeuré.
La femme avait plongé et tirait sur la poignée.
- Ouvrez-lui ! s'écria le « commandant ».
L'homme à l'imper ouvrit la porte et l'eau s'engouffra dans le tube. Pendant que tout le monde retenait sa respiration, la femme se débattait, mais elle nageait mal. Elle tendit en vain la main vers l'appareil. Elle dérivait. Dans un geste désespéré, elle poussa son garçon pour qu'il atteigne la main qu'on lui tendait. Malheureusement, elle était trop loin. L'homme à l'imper referma la porte, puis le « commandant » appuya sur un bouton vert qui vida l'engin de toute son eau. Tous prirent une grande bouffée d'air.
- Tout le monde va bien ?
De vagues « oui » se firent entendre. Pendant ce temps, la femme tentait de rejoindre la surface, après avoir rattrapé son fils.
- Il faut la sauver, s'exclama l'imper d'un ton décidé.
L'homme qui était aux commandes démarra l'engin et fonça vers la surface. Toute la ville était maintenant sous l'eau. Mais alors que l'engin allait dépasser le dernier gratte-ciel et atteindre la femme, il s'immobilisa.
- Mais avancez ! s'écria l'imper.
- Je n'y peux rien, les machines sont bloquées ! Je ne peux plus bouger du tout !
La femme à l'arrière étouffa un cri.
- On ne peut même pas regagner la rive ? demanda le jeune homme.
- Non, à moins que la machine redémarre d'elle-même !
Soudain, ils se sentirent irrésistiblement attirés vers le fond. L'appareil se précipita vers le bas, et heurta le sol de l'ancienne île flottante, qui descendait à présent elle aussi dans les profondeurs de l'océan.
- Mais qu'avez-vous fait ? s'écria la femme, scandalisée.
- Rien !! Rien du tout !
A présent, plus rien ne bougeait autour d'eux, et ils continuaient de descendre au fond de l'eau. Le « commandant » feuilletait quelques notices avec fureur, respirant nerveusement.
- Oh non, la pauvre femme ! s'épouvanta la jeune fille.
- Et pauvre de nous ! s'exclama l'imper. Comment allons-nous rejoindre la rive ?
- Aucune idée ! Cette putain de machine n'avance pas !
Le « commandant » donna un violent coup de coude dans le tableau de bord. Sa réaction brutale éleva quelques doutes dans l'esprit de l'imper,et il s'approcha de l'homme avec méfiance :
- Mais vous puez l'alcool ! constata-t-il, scandalisé, persuadé d'avoir trouvé là la source du problème.
- Oh, je vous en prie ! dit-il à mi-voix en regardant ailleurs.
- Nous n'aurions jamais dû faire confiance à un alcoolique ! s'exclama la femme.
- Donnez-moi les commandes. Vous en avez assez fait ! dit alors le jeune homme en se dirigeant à l'avant de l'appareil.
- Vous, poussez-vous ! s'exclama le dit alcoolique en repoussant le jeune homme en arrière. Ecoutez-moi, vous deux – il désigna le jeune homme et la femme – vous ne faîtes que râler ! Dîtes-vous bien que vous seriez peut-être morts noyés si je ne vous avais pas permis de monter à bord de la capsule !
- Ah oui ?! s'écria la femme, hystérique. Vous vous l'appropriez maintenant ?! « Permis d'entrer », vous êtes fou !
- Non, il est saoul, conclut le jeune homme avec un regard noir.
- Je ne suis pas soûl ! s'exclama-t-il avec rage. Et ce n'est pas non plus ma faute si cet engin est bloqué ici. Il y a une espèce de force qui ...
- Regardez ! s'écria la jeune fille, le nez collé contre la vitre.


La Suite : ici
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# Posté le vendredi 25 avril 2008 04:29

Modifié le vendredi 25 avril 2008 13:19

Dernière Demeure _ Dynna

Et les deux meurent
dans leur demeure
C'était l'heure
de leur mort
C'étaient leurs maux
leurs derniers mots

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# Posté le vendredi 25 avril 2008 05:50

Pirate et fier _ Mat

Tu es pirate et tu en es fier
Petit gars sur ton vaisseau de verre,
Le poing brandi vers tes rêves,
Le défi est lancé, tu comptes bien l'emporter,
Alors chantons tous, sous la voûte étoilée,
A cette victoire sur la réalité

Tout a commencé un jour comme ça,
Sans préméditation, sans vraiment y avoir réfléchi,
T'as voulu faire ça de ta vie :
La piraterie, aventures et amitié,
C'était l'idée.
Prends ton bateau, tends tes voiles,
Parcours les sept mers de cette Terre,
Découvres-en tous les mystères.

Tu es pirate et tu en es fier
Petit gars sur ton vaisseau de verre,
Le poing brandi vers tes rêves,
Le défi est lancé, tu comptes bien l'emporter,
Alors chantons tous, sous la voûte étoilée,
A cette victoire sur la réalité.

Sur l'océan sans pitié, tu as rencontré
Des hommes et des femmes courageux,
Différents c½urs, divergentes valeurs,
Tous solitaires, à la poursuite d'un rêve,
Tous unis sur la même mer
Par ce lien plus précieux que l'or que convoitent
Tes compères pirates.
Rassemblés sous la bannière noire,
Désormais hors-la-loi,
Mais peu importe ! On se battra
Pour notre liberté,
Quel que soit le prix demandé.

Tu es pirate et tu en es fier,
Petit gars sur ton vaisseau de verre,
Le poing brandi vers tes rêves,
Le défi est lancé, tu comptes bien l'emporter
Alors chantons tous, sous la voûte étoilée,
A cette victoire sur la réalité,
A notre amitié,
A ces rêves qui sauront se réaliser,
Une force sans faille, cette volonté
Qui nous permettra de triompher.


Nous sommes pirates et nous en sommes fiers
Hommes et femmes sur ton vaisseau de verre, cap'taine,
Le poing brandi vers nos rêves,
Le défi est lancé, on compte bien l'emporter,
Alors chantons tous, sous la voûte étoilée,
Sous la bannière de notre liberté.
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# Posté le vendredi 25 avril 2008 05:51

Modifié le vendredi 25 avril 2008 08:04

Le Temps des Couleurs(3) _ Mary

Herr Schneider, professeur d'éducation physique, examina sa liste d'appel et jeta un regard aux élèves. Sven et Daniel étaient en retard, comme d'habitude...Il baissa à nouveau les yeux, vers sa montre cette-fois. Ces deux imbéciles n'avaient plus que dix secondes pour se montrer. Il commença le décompte, alors que quelques filles dans le fond pouffaient de rire.
- ...Fünf... Vier... Cinq...Quatre...
Alors qu'il arrivait à trois, il perçut le bruit de leurs pas se rapprochant à vive allure. Il ne leva même pas les yeux de sa montre lorsque Sven et Daniel s'arrêtèrent à coté de lui, le second plus hors d'haleine que l'autre.
- Fast immer zu spät, Jungen... Presque toujours en retard, les garçons...
Il avait raison, ils étaient presque toujours en retard... presque. Encore heureux pour eux qu'Hans pouvait les déposer.
- Herr... Herr Schneider, wir waren... M'sieur... m'sieur Schneider, on était...
Le professeur interrompit la tentative d'excuses de Daniel en annonçant froidement qu'ils avaient dix tours de piste à faire pour commencer, et qu'ils devaient se dépêcher avant qu'il ne les aide. Danny poussa un profond soupir et partit, tandis que Schneider attrapait Sven par l'épaule et lui faisait remarquer qu'il l'avait vu se changer dans les vestiaires des garçons et qu'il n'était rien qu'une petite perverse.
Les rires de la classe accompagnèrent Sven qui courait rejoindre Daniel, les joues en feu, alors que le professeur croisait les bras, satisfait. Rien de tel que de taquiner un jeune blondinet pour bien commencer la journée.


La Suite : ici
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# Posté le vendredi 25 avril 2008 08:55

Modifié le dimanche 27 avril 2008 06:48