Julie _ Dynna

Imaginons un fruit,
un fruit délicieux.
On le nommerait Stisse ;
et son jus savoureux
s'appellerait Justice.

Imaginons un poète,
un poète aux beaux vers.
On le nommerait Berté ;
comme on dit "Lis Prévert",
on dirait Liberté.
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# Enviado el viernes 25 de abril de 2008 11:42

Révolution _ Mat

Révolution...
Cette voix qui hurle dans mon c½ur,
Renversons ces Dieux sans émotions,
Gagnons ce combat contre leurs serviteurs,
Révolution...

Même si la peur ronge nos âmes
On sait bien qu'on n'abandonnera pas,
Nous nous battons pour ceux que nous aimons,
Révolution...

Face à ces maudits démons qui se délectent
De nos faiblesses, on ne peut plus ne rien faire.
On se lève, on avance, on se blesse,
Mais rien ne nous arrête.

Personne n'est immortel, c'est ainsi,
Cette douleur me brûle et me déchire,
Une lumière vacillante qui s'enfuit
Sur cette victoire, dernière vision
Révolution...
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# Enviado el viernes 25 de abril de 2008 11:46

Conscience(1)_ Iksumi

Prologue.

- Il faisait noir et froid. Je ne sentais rien à part le froid..., murmura une jeune fille. Et là, une voix m'a appelée. Une énorme porte enchaînée est alors apparue devant moi.
- Et qu'as-tu fais ? Questionna une femme aux cheveux d'argent.
- J'ai écouté la voix, répondit la jeune fille en haussant les épaules. Et donc ouvert la porte puis je me suis réveillée ici.
Un silence s'installa entre les occupants de la pièce. Une adolescente, mince, au visage encore enfantin, des yeux bruns et des longs cheveux châtain foncé, se tenait assise devant un bureau en ébène sculpté. Elle portait divers bandages, signe qu'elle avait eu un accident assez grave. Elle osait à peine regarder son interlocutrice dans les yeux. Celle-ci, sous des cheveux couleur argent, avait un regard bleu cristal qui brillait d'une étrange lueur, quelque chose qu'elle n'arrivait pas à déterminer et cela la mettait mal à l'aise. La femme ne semblait ni vieille ni jeune, elle devait bientôt approcher la trentaine. Un garçon se tenait à ses côtés : des yeux jaunes et des cheveux d'un rouge sombre. Il restait immobile, ne laissant aucune émotion transparaître sur son visage, la jeune fille ne le vit pas une seule fois cligner des yeux.
Un chat noir sauta sur ses genoux, la faisant sursauter. Il portait une sorte d'épais collier, qui était bien trop grand pour son cou long et fin, une chaîne brisée pendait au milieu. Ses yeux rouges se fixèrent dans ceux de l'adolescente, elle frissonna et contempla la pièce. La femme assise de l'autre côté du bureau l'observait sans vraiment la voir, toujours plongée dans ses pensées.
Une immense bibliothèque longeait les murs de la pièce, ne laissant deviner que la forme circulaire du bureau. Un petit escalier de deux marches menait dans une seconde pièce plus grande. De l'angle où elle était, la jeune fille pouvait seulement apercevoir d'autres livres sur le mur.
Le chat frotta sa tête contre le menton de l'adolescente, la sortant de ses pensées. Elle lui caressa la tête et longea doucement son dos, le chat ronronna.
- Il est mignon, sourit-elle, il est à vous ?
Elle leva les yeux vers la femme et décela dans les siens un instant de surprise.
- Non, il n'est pas à moi... Il était à tes côtés lorsque nous t'avons trouvée, murmura la femme.
Un sourire se dessina sur ses lèvres, elle fit signe au garçon d'avancer. Il s'avança d'un pas en fermant les yeux. L'adolescente sursauta, elle avait fini par croire qu'il s'agissait d'une statue.
- ... Bien, les présentations ! Je me nomme Zuki, continua la femme en faisant un vague signe de la main dans la direction du garçon, et voici Nheto. Quel est ton nom ?
- Gabrielle...
- Et le chat ? Il faut lui trouver un nom ! C'est une femelle apparemment.
- Hum... Shoka ? Shoka serait parfait, non ? Sourit Gabrielle. Mais alors, je peux la garder ?
- Bien sûr, tu ne comptes tout de même pas t'éloigner de ta Conscience ?
L'adolescente observa le chat puis Zuki d'un ½il interrogateur.
- Hein ? « Ma Conscience » ?
Elle hocha la tête. Le regard de Gabrielle passa de Shoka à son interlocutrice.
- « Ca », une conscience ?! Pouffa l'adolescente. Vous plaisantez ? C'est impossible !
Une veine palpita sur le crâne du félin, et posant délicatement ses pattes avant sur les cuisses de la jeune fille, il sortit ses griffes et les planta sans pitié dans sa chaire. Gabrielle poussa un cri et lança un regard noir au chat installé sur ses genoux. Durant un instant, elle crut le voir sourire. Je rêve ? Il a souri, non ? songea-t-elle.
Elle repoussa doucement l'animal de ses genoux mais il ne semblait pas vouloir quitter sa place. Shoka se coucha, plantant légèrement ses griffes sur les vêtements de Gabrielle, sans pour autant la griffer. Comme pour lui faire comprendre qu'elle n'hésiterait pas à recommencer si elle bougeait. L'adolescente tressaillit et pâlit en levant les yeux vers la femme. Elle en était sûre, ce n'était pas un félin ordinaire !
- Elle a du caractère, remarqua la femme.
- Mais comment... on dirait qu'elle me comprend !
- Car elle est ta Conscience, elle remarqua la mine légèrement perplexe de Gabrielle et ajouta, ... tu ne sembles pas au courant... de ce don, je me trompe ?
L'adolescente tourna la tête de gauche à droite en négation.
- Je n'ai jamais entendu parler de ce genre d'histoire ! Une conscience c'est... c'est immatériel ! C'est juste des pensées...
- Tu ne sais vraiment rien ? Murmura Zuki, un peu étonnée.
Elle détourna les yeux de Gabrielle, sans attendre de réponse de sa part, l'air songeur, marmonnant des paroles dont Gabrielle ne saisit pas le sens. Puis, elle se leva et contourna le bureau.
- Bien... tu as deux mois pour apprendre tous ce que tu ignores sur ce Monde ! Lâcha-t-elle en faisant signe à Gabrielle de se lever.
- « De ce Monde » ? Répéta l'adolescente à voix basse.
- Il semblerait que tu ne sois pas d'ici. En plus tu as eu de la chance d'avoir une Conscience en arrivant, elle te sera d'une très grande aide. Alors il te faut tout réapprendre avant la rentrée, sur les Consciences, ce Monde, l'économie, etc.


La Suite : ici
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# Enviado el viernes 25 de abril de 2008 11:49

Modificado el viernes 09 de mayo de 2008 12:05

Belle Nuit _ Dynna

C'est une belle nuit
que nous quittons ce soir
C'est une belle nuit
qui te dit au revoir
C'est une belle journée
qui se lève pleine d'espoirs
C'est une belle journée
pleine de rêves illusoires
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# Enviado el viernes 25 de abril de 2008 12:03

Les Chroniques de Mü(3)_ Liline

Tous regardèrent dans la direction indiquée, et ils aperçurent des milliers de coraux qui défilaient sous leurs yeux. De toute évidence, ils s'enfonçaient à vitesse fulgurante vers le fond, mais aussi vers le large.
- C'est impossible ! s'exclama la femme.
- C'est incroyable ! murmura l'imper, fasciné.
Au bout de quelques minutes passées à observer ce défilé de merveilles sous-marines, celui-ci parla :
- Hem, je ne sais pas où nous allons, et je ne sais pas comment ni pourquoi. Je ne sais pas si nous resterons encore en vie, bien que je sois assez optimiste sur ce point, mais ne le prenez pas trop en considération. Je suis un optimiste à toutes épreuves. Enfin bref, je me disais que nous aurions pu déjà, en un premier temps, nous dévoiler nos identités ...
Il avait un regard hésitant, devant les mines déconfites du « commandant », de la femme et du jeune homme. La jeune fille intervint en premier :
- Je m'appelle Raphaëlle Arha, dit-elle. J'ai tout juste vingt ans, et ... et je me suis installée à Danza il y a un an. C'était pour ...
- Bien, dit l'imper avec un sourire compatissant. Nous n'avons pas besoin d'en savoir trop sur votre vie, du moins pour l'instant, les noms nous suffiront à communiquer avec plus de courtoisie.
- Je ne suis pas d'accord, rétorqua le « commandant » avec ferveur. Elle a le droit de nous raconter ce qu'elle veut. Après tout, plus on en sait sur les autres, mieux c'est ... histoire de cerner les gens ...
- Je suis tout à fait d'accord, affirma le jeune homme d'une voix forte. Racontes-nous donc ton passé d'alcoolique et les raisons de ta chute dans la boisson !
Il esquissa un sourire cynique. Furieux, le « commandant » allait répliquer, quand l'imper lui fit signe que non.
- Enfin, arrêtez ! vous êtes ridicules à vous envoyer des piques de la sorte ! Je voulais qu'on fasse les présentations pour mieux s'entendre.
- Très bien, finit par dire la femme. Je suis Era Slamp et j'ai trente-trois ans. Je travaille comme traductrice dans une maison d'édition, voilà.
Elle avait dit tout cela très vite, et tout le monde fût stupéfait du calme qui régnait tout à coup.
- Ok, dit finalement le « commandant ». Je m'appelle Théo Marvin et j'ai trente-neuf ans. Je – il se renfrogna – je suis au chômage ...
Le jeune homme étouffa une exclamation.
- A vous, dit alors l'imper, les sourcils froncés.
Il s'affala sur le siège.
- Teckilan Dig. Je viens d'avoir trente et un ans et je suis employé dans une usine de chaussures.
- Au fait, Raphaëlle ne nous a pas dit ce qu'elle faisait, dit poliment l'imper.
- Je suis étudiante en infographie.
- Très bien, dit Era d'un ton catégorique. Il ne reste que vous.
- Oliver Ulm. J'ai trente-six ans ans, et je suis bibliothécaire.
Théo Marvin remua encore une fois les commandes, mais rien n'y faisait.
- Laissez ça, dit Era, nous sommes coincés, il n'y a rien à faire. Nous sommes toujours en vie, c'est déjà ça.
- Ce n'est pas leur cas, dit Teckilan en désignant l'extérieur.
En effet, plusieurs corps sans vie flottaient à quelques centimètres du sol de l'île. Celle-ci continuait à s'enfoncer et à avancer.
- Nous sommes sûrement là pour un bon bout de temps, dit Oliver.
- Comment pouvez-vous affirmer ça ? demanda Teckilan.
- L'île n'était pas doté d'un système de flottaison ? demanda Era, les sourcils froncés. Même si les poutres sous-marines cédaient ?
- En effet, dit Oliver, mais dans une telle tempête l'eau s'engouffre partout, et cela alourdi l'île. Il est logique qu'au bout d'un moment elle coule. Mais seulement, elle aurait dû se stabiliser en touchant le fond. Or, elle semble être attirée par quelque chose de plus profond.
- Comment expliquez-vous ça ? demanda Raphaëlle qui n'avait rien d'autre à dire.
- Je ne l'explique pas, dit Oliver, je constate. Je n'ai pas la science infuse.
- Ce qui est vraiment bizarre, dit Théo, c'est que l'île avance à une vitesse incroyable ... on dirait presque qu'elle possède un moteur ou quelque chose qui la propulse.
- Vous avez raison, dit Oliver en réfléchissant, c'est très étrange.
- Mais s'il y a un moteur, qui le conduit ? demanda Era.
- Moi je me demanderais plutôt pourquoi, dit Teckilan, le regard sombre.
Un silence tomba comme une masse dans la capsule. Des regards terrorisés ou sinistres sur les visages pâles, chacun réfléchissait à un éventuel complot. Des extra-terrestres ? Le gouvernement ?


La Suite : ici
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# Enviado el viernes 25 de abril de 2008 12:06

Modificado el sábado 26 de abril de 2008 18:03